La minute technique : papier ou écran ?
Par Grégory le dimanche, février 21 2010, 12:51 - La minute technique - Lien permanent
A moitié par demande populaire, à moitié pour le plaisir de papoter et à moitié comme bloc notes pour prendre du recul sur mes propres choix techniques, je commence ici une série de textes un peu verbeux autour de ce qu'on peut appeler assez platement le « dessin numérique ». L'angle général sera très applicatif et s'adressera essentiellement à celles et ceux qui font ou veulent faire métier de la bande dessinée plutôt qu'à l'amateur. Les premiers articles que j'ai en tête porteront sur le choix du support (papier ou écran ?), le choix du périphériques pour ceux qui choisissent l'écran, le choix du/des logiciels pour dessiner. Après ce prélude qui devrait satisfaire les amateurs du « plume ou pinceau ? » (que nous sommes toutes et tous à un moment, ne faisons pas les kékés), je me lancerai dans une partie plus expérimentale en tentant de repérer les nouveaux gestes et les changements de pratiques que doit à mon sens envisager quelqu'un qui opte pour le support écran.
De façon générale, mon expérience et ma légitimité étant ce qu'elles sont, j'esquiverai les moqueries et attaques sur mon insouciante suffisance en présentant les choses sous l'angle de mon vécu personnel. Sachez néanmoins que tout au fond de moi je pense évidement comme tout un chacun que si vous ne faites pas exactement comme moi vous avez tort et devez être pendus.
Papier ou écran ?
J'ai commencé à faire du graphisme sur Amiga avec Deluxe Paint vers mes quinze ans. A l'époque, c'était excitant mais il n'était pas question de faire quoi que ce soit destiné à autre chose que l'écran. Puis les ordinateurs ont fait leur révolution, et pour faire court, il est maintenant à la portée de ceux qui le veulent vraiment de dessiner à la tablette pour de l'impression en 300 dpi en faisant tourner dans le fond une vidéo de pingouins faisant du trampoline.
La somme des possibilités et améliorations apportée par cette nouvelle donne est considérable, au point qu'on peut se demander si le papier à encore un intérêt (autre que celui de plaire aux vieux schnoks).
Pour ma part, je pense que le trajet de quelqu'un comme Matthieu Lauffray est éclairant. Après s'être fait une spécialité des illustations en couleurs directes (notamment pour Star Wars), ce brillant jeune homme est l'un de ceux qui a le mieux fait des couleurs « gouache like » depuis photoshop à l'aide de savantes libraires de matières peintures (et de son talent, un peu...). Mais depuis qu'il fait Long John Silver, il est revenu aux couleurs classiques (à savoir à la main sur un « gris » fournit par l'éditeur au format 1:1 de l'album). Et c'est encore meilleur. Pourquoi ? Parceque, en grand professionnel maintenant parfaitement aguerri, il sait à présent ce qu'il veut, qu'il a la main sure (quand il n'a pas bu, bien sûr) et que l'absence d' « undo » du papier pousse sa main et son oeil à donner leur meilleur. Et ça se voit, non ?
Pour autant, les couvertures de Long John Silver sont faites... à l'écran. Quel passionnant mystère que la vie.
C'est avant tout l'artiste, et non l'outil, qui fait l'image. Le choix entre papier et écran, qui prend parfois des allures de questions existentielles pour certains, n'est à mon avis pas incroyablement déterminant. Si c'est possible, il vaut bien mieux déterminer le type d'image que l'on veut faire, puis de choisir comment. Évidemment en pratique les choses sont rarement aussi limpides que cette maxime super planplan...
La question reste donc sensible. Pour résumer, on peut choisir de faire dessin, encrage, couleur sur écran ou sur papier (ou un mélange des deux) et en outre retouche finale sur écran. Je vais essayer de donner ici mes impressions après 1,5 albums en support papier partiel (couleurs écrans) et 2 en support écran intégral en listant les avantages et inconvénients du deuxième sur le premier (vous avez compris cette phrase ? Moi non plus.). Rien ici que de relativement convenu, mais ça ne fait pas de mal de faire un petit récapitulatif...
Je suis pour l'écran
L'avantage premier est de simplifier fortement la chaîne de production. Que l'on publie sur son blog ou sur papier, le rendu final de l'artiste est numérique – autrement dit, si l'on est sur papier, il faut scanner. Or faire scanner/photographier des planches correctement n'est pas une mince affaire ; on se retrouve en général à la merci d'un imprimeur dont le choix pas forcément très réfléchi poussera tout votre encrage vers trop léger ou trop lourd, voir trop sale (ça c'est moi). En outre ceci induit des délais, des déplacements, des file d'attente à la poste, des planches perdues (si si...)... Dans l'optique d'une activité professionnelle ces coûts supplémentaires ne sont pas à négliger. Vous évitez de vous trimballer des planches au kilomètre et si vous prenez ça au sérieux, vos possibilité d'archivage sont probablement meilleure que celle du papier. Il est enfin plus rapide de produire une image pour la communiquer (à un forum, à un éditeur, à un collègue pour avis, etc.) ce qui signifie que vous le ferez plus souvent, et que vous aurez donc probablement un bénéfice professionnel. (par contre, pour faire revenir ta femme en 24 heure, le dessin numérique ne peut rien, c'est plutôt le Mr Bana qu'il te faut)
Peut être plus important encore que la logistique, cette chaîne de production simplifiée est une voie possible vers une l'amélioration qualitative, comprendre des couleurs qui en mettent plus particulièrement plein la tronche précisément parce que numériques. L'encrage devient couleur, et toutes ces couleurs coulent le long d'une chaîne totalement numérique, ou les équipements d'impressions sont de plus en plus faits pour sortir un truc « bien » (en l'occurrence, péchu) en fonction de ce que photoshop affiche à l'écran.
L'avantage second est que de nouvelles possibilités de « workflow » s'ouvrent avec le support écran. Il est par exemple possible, dans un seul document, d'aller du storyboard jusqu'à la planche finie. Ceci peut permettre de garder la fraîcheur des croquis dans le résultat final (encore qu'au final ce soit rarement aussi sexy qu'on l'aurait cru). Vous pouvez aussi facilement récupérer un crayonné et en faire le point de départ d'une case. Vous pouvez, si le genre s'y prête, utiliser le copier coller dans la narration, qui en général ne s'en porte que mieux. Vous pouvez coller une photo et dessiner dessus, pratiquer les agrandissements, etc. Vous pouvez faire beaucoup de masques, utiliser des motifs, etc. Tout cela est bien sûr possible sur papier, mais c'est à la fois plus lourd; plus coûteux (il faut souvent du matériel spécial dont ont devient vite dépendant et qui n'est pas toujours facile à trouver) et plus risqué sans sauvegarde ni undo.
Le troisième avantage, dont découle déjà le précédent, est le fait de dessiner depuis un logiciel. J'aurais l'occasion d'y revenir (le sujet est particulièrement vaste) mais le zoom, les brosses, les calques changent la donne. Ces fonctionnalités améliorent certaines qualités de dessin au détriment d'autres ; en ce qui me concerne j'ai tout de même le sentiment que la balance est positive.
J'ai menti je suis contre
Passons à présent aux inconvénients. En premier lieu, vous n'avez pas d'originaux. Certains arrivent à en vendre, et dans ce cas c'est une source de revenue significative. Dans certains cas ce facteur seul suffit à faire le choix d'une chaîne papier. Et même si ce n'est pas votre cas, ça reste à considérer : pas d'original, pas de mystique artistique (je cherche les mots...), tout est dans des zéro et des uns, exactement semblable à l'ordinaire de milles autres images venues du web. Ce n'est pas cet objet trônant sur une chaise que vous contemplez en vous réveillant et qui, s'il est à votre goût, entretient votre motivation.
En second lieu (encore que ça dépende fortement de votre expérience), vous vous asseyez sur un domaine que vous maîtrisez mieux (je suppose que vous avez surtout dessiné sur du papier) vers un que vous maîtrisez moins bien. Même si je suis convaincu de l'intérêt à long terme d'un tel changement d'outil, les repères changent suffisamment pour qu'il faille du temps pour être à l'aise. Par exemple il m'a fallu plus d'un an pour faire des croquis sur un écran, et même aujourd'hui je les fais plus volontiers sur un bloc. Peut-être plus pour longtemps cela dit...
Dans le même ordre d'idée il faut un minimum de méthode pour éviter les pertes de données. C'est vrai qu'on ne peut pas perdre une planche numérique des suites d'un incident physique (catastrophe d'encre, chien, enfant, fin du monde...) mais on peut les perdre tout aussi facilement sur un crash de photoshop (hein Robin ?), un disque dur qui décède, etc. Bien sûr, on peut (on doit!) dupliquer les fichiers mais par une sorte de règle étrange, je remarque que toute mes archives sur CD-ROM que je retrouve sont celles dont je n'ai pas besoin là maintenant...
Notez aussi qu'aussi émoustillants soient-ils, les logiciels de dessins ne sont pas encore (et ne seront jamais complètement, à mon humble avis) des remplaçants pour toutes les techniques papier, loin s'en faut. Je reviendrais là dessus plus tard.
Pour finir - et pour certains j'aurais peut être du commencer par là - l'informatique aussi a ses lourdeurs. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je garde mon bloc papier à portée de main : il démarre instantanément, et il fait sacrément bien ce qu'il a à faire sans m'interrompre pour une mise à jour d'antivirus... Il coûte aussi moins cher qu'un ordinateur, mais je crois bien que j'aurais un ordinateur même si je ne dessinais pas... Donc la question du prix n'est pas claire, et à vrai dire quand même secondaire si vous prenez votre activité au sérieux...
EDIT : un facteur que j'avais oublié et que rappelle fort justement Laurent est celui de la fatigue visuelle. Même si les écrans plat actuels ne sont pas les destructeurs de rétines qu'étaient les cathodiques d'il y a dix ans, ça n'est pas non plus aussi doux pour les yeux que le papier, j'imagine. Ceci dit n'allez pas croire que vous ne pouvez pas vous péter la vue avec du papier : si vous forcez sur les nuits blanches et la productivité, c'est tout à fait possible :P
En fait je suis un mec nuancé (et vénal)
Cet inventaire fait, voici ce que j'en ai tiré en pratique... Initialement, je pensais que je ferais mes storyboard sur écran (j'ai commencé vraiment avec un Tablet PC) et les planches à la main. Au final, je fais plus ou moins l'inverse. Je storyboard plutôt sur papier, dans une recherche de légereté et de rapidité. Les dialogues ne sont qu'indicatifs, et là je profite du passage au support écran qui me permet de finasser ça plus tard. En effet à ce stade je ne quitte plus l'écran. Ma raison principale pour cette bascule est que la bédé est quelque chose de très difficile à faire (enfin, la bédé telle que je l'entends) et que l'ordinateur est le meilleur amis de l'apprenti : il permet de faire des essais rapides, il permet de se tromper, il permet de corriger les erreurs. Il n'est probablement pas aussi gracieux qu'un original de Toppi mais j'ai encore du chemin à faire avant d'en arriver là ;-)
Je pense aussi que les potentialités qu'offre l'outil restent largement à découvrir et exploiter. Comme j'ai plutôt un tempérament d'aventurier de ce coté là, je considère un peu de mon devoir de défricher le terrain et de voir si je peux faire une trouvaille qui déboîtera la gueule des mes amis et néanmoins concurrents dessinateurs ;-)
Au final, je compte donc m'acharner dessus et ne repasser au papier que si je commence à avoir des potentialités sur le marché des planches originales (j'aime l'argent, j'en veux beaucoup). Ma productivité s'améliore d'années en année mais c'est le cas de tout auteur et il est difficile de déterminer à quel point le dessin numérique joue là dedans.
Voilà, merci aux trois lecteurs qui ont eu la patience de lire aussi loin. La semaine prochaine ce sera un comparatif plus geekesque entre les différents types de périphériques numériques pour dessiner.









Commentaires
Excellent dossier M.Makles. Excellent.
Comme la vie est drôle, aujourd'hui encore, je me posais cette question, papier ou pixel. Effectivement, c'est une question que l'on doit être nombreux à se poser, souvent comme existentielle! ^^ (Moi le premier)
Je pense aussi que c'est à chacun de trouver son alchimie. =)
Vivement la suite!
Bravo. Je trouve ton article tres equilibre et ton choix technique en accord avec l'iddee que je me fais de l'evolution des technologies en general: elles se superposent, se croisent, se devorent parfois l'une l'autre, mais elles se supplantent rarement en totalite.
merci, c'est très utile comme poste pour les amateurs en dessins/bd comme moi qui débute et ne trouve pas toujours, les réponses adaptés a leur interrogation, merci vraiment.
N'ayant aucun talent inné pour le dessin, j'ai quand même réussi à (lire jusqu'au bout et) apprécier cette minute technique.
Bien que certaines notions me soient totalement inconnues, j'ai trouvé cet article intéressant.
C'est très intéressant, mais je vais (pour l'instant) continuer à dessiner sur papier, pour la bonne raison que ça me repose les yeux.
Je passe déja bien assez de temps sur l'écran, rien que la mise en couleur de mon bouquin l'année dernière a dû me faire perdre 2 dizièmes à chaque oeil, je pense faire le prochain en N&B pour cette raison.
Tiens, j'aurais peut être du mentionner ça. Quand j'ai terminé le deuxième tome de Stevostin, j'ai eu des petits problèmes ophtalmologiques. Mais bon, j'avais beaucoup travaillé, peu dormi, et je n'ai pas spécialement pensé que la Cintiq pouvait être un problème. A vrai dire je n'ai pas le sentiment que les dalles de nos écrans soient plus néfaste pour nos yeux que du papier, mais j'ai probablement tort. Ce qui me fait penser que la Cintiq est moins lumineuse qu'un écran habituel, et que c'est peut être voulu vu que l'écran est nettement plus près des yeux qu'un écran classique.
Et toi Laurent, quel type d'écran as tu ? Un cathodique, c'est effectivement très néfaste.
J'ai un écran plat, un HP w2207 de 47/30cm, qui peut se mettre à la verticale, je me tiens à une soixantaine de cm de la bête.
Il y a un paquet d'année j'ai acheté une tablette Wacom, je n'ai jamais pu m'y faire d'utiliser le stylet. Bien que je sois gaucher, je suis plus habile à la souris de la main droite qu'au stylet de la main gauche. Bref le dessin direct à l'ordi c'est pas pour demain en ce qui me concerne.
Je suis comme toi, c'est pour ça que je dessine à la Cintiq. Il y a un écran sous le stylet, là impossible de se tromper. Celà dit les questions de fatigues visuelles sont évidement centrales et si tu as le sentiment que ta vue en patit, la question ne se pose pas : ce sera donc papier :)
(j'ai intégré ton point à l'article original, merci à toi).
Pour ma part, que se soit sur papier ou sur ecran ma tete se rapproche au fur et à mesure de la session vers le support malgré une tres bonne vue; juste besoin d'avoir la tete dedans. Apres perso j'ai aucun pb de rapport de la tablette à l'ecran, je m'y sent meme mieux qu'avec un crayon et du papier, meme si j'aime encore faire des recherches et gribouiller sur un carnet.
pour moi apres c'est plus des pbs de position naturel qui sur de longues session te demonte la tete, le dos et l'epaule du fait de gerer ecran, clavier + tablette ... bref chacun doit trouver sa sauce.
C'est trop général à mon sens.
Petits exemples (excuse, je grossis parfois le trait dans un soucis de faire court) pour les avantages du support numérique :
le ctrl-z c'est super, on a pas besoin de scanner donc on gagne du temps, pas besoin de risquer un passage par un "imprimeur incompétent" pour ça (ah bon !? et en plus bosser directement en num préserverait d'une mauvaise gestion des couleurs ?!), on comprend mieux les couleurs qui en jettent sur un écran (?), on peut utiliser le copy/paste, ya des zooms et des calques c'est vachement pratique...
Les inconvénients : on a pas d'originaux, c'est plus complexe à maitriser, il faut un temps d'adaptation, le bloc/crayon ça démarre de suite et c'est moins encombrant,... et un petit edit pour rapporter un commentaire parlant de fatigue visuel dont tu profites pour qualifier les cathodiques de destructeurs de rétine. Non seulement c'est très discutable mais attendu que le marché ne produit quasiment plus de CRT...
Voilà c'était histoire de te donner un retour constructif (peut-être un peu dur à entendre) et dans le souci d'en faire profiter le plus grand nombre vu que c'est notre soucis commun je vais le poster sur ton blog
On dirait du "C'est pas sorcier", mais en plus trash.
"Hé, Jammy, mais du coup, avec le numérique, on ne peut plus vendre ses originaux ?"
J'ai eu de la peine pour la dame au tatouage, mais j'ai beaucoup aimé l'article. Vous écrivez très bien, Maître Greg. Si jamais vous perdez la vue à cause d'un accident de stylet, vous pourrez toujours dicter des articles fort rigolos comme celui-ci.
Par contre, il faudrait peut-être faire un "avatar" La minute technique, à côté de ceux de Ruppert, Singe et Stevo pour ceux qui voudraient aller directement aux choses sérieuses.
Quoi qu'on en dise, on perçoit la BD, et de manière générale le dessin d'une manière physique.
Je rejoins la partie ou tu disais qu'il est sympa de contempler sa réalisation sur un support matériel, tu regardes ta planches et tu y vois non pas une photocopie que tu aurait lancée depuis toshop, mais ton travail qui aurait en quelque sortes, pris vie.
Skopos, je comprends que tu fais un résumé de l'article mais je ne comprends pas où tu veux en venir ?
Précision sur l'intérêt du tout numérique au passage : outre qu'au moment de faire son scan, l'imprimeur (d'ailleurs en fait ce n'est pas imprimeur mais un flasheur, je crois) va appliquer un "seuil" irréversible qui déterminera si chacun des pixels saisit par sa machine sera, au final, présent ou non dans le bitmap qu'il va nous envoyer (là on parle de scan de planche noir et blanc, donc), des problématiques du même genre viennent avec la couleur.
Si on fait des couleur sur un gris, celui ci sera également flashé et c'est la même problématique, mais en moins marquée parcequ'ici il n'y a pas de seuil, simplement une fidélité plus ou moins grandes des couleurs. Par contre, le spectre final sera un peu moins grand que celui permis par l'impression puisqu'on aura analogique => numérique au flashage, ce qui implique toujours une perte. Celle ci sera possiblement compensée par des filtres, mais jamais totalement.
Si on fait ses couleurs en tout numérique, on a une étape de moins et on peut s'assurer d'utiliser des couleurs qui seront optimales pour le rendu (exemple le plus stupide : un cyan pur pour le ciel). C'est utilisé tout le temps en graphisme, mais la logique demeure en bédé. On peut par exemple faire un nuancier CMJN ou les teintes sont privées de N d'emblées... Bref on couvre tout le spectre d'impression avec une certaine maitrise. Ce qui n'empêche que souvent à leurs débuts les couleurs infographiques donnaient souvent des albums sombres. Là, c'était un manque de métier des auteurs... Mais je trouve que si on feuillète les rayons des libraires, c'est à présent l'inverse qui est vrai. Ca n'est pas intrinsèquement une qualité, mais les albums en couleurs numériques ont en général plus de peps dans les teintes.
J'ai lu ton article et visite ton blog que je trouve vraiment tres interessant. Je l'ai ajoute dans mes favoris.
J'ai lu ton article et visite ton blog que je trouve vraiment tres interessant. Je l'ai ajoute dans mes favoris.